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Narcissismes

Collectif, La Cause du désir, n°122
Références
La Cause du désir, n°122
Narcissismes
Collectif
Éditeur
Navarin éditeur
Pages
188
Année
2026
prix
16 €
Christiane Alberti
  • Éditorial
    Narcissisme en déclin – Christiane Alberti

    L’orientation lacanienne
    Les « Épars désassortis » – Jacques-Alain Miller

    Narcissismes
    « Pour introduire le narcissisme » de Freud – Laurent Dupont
    Attentat contre Narcisse – Gérard Wajcman
    Les deux autoérotismes – Gil Caroz
    Le narcissisme du désir féminin – Jean-Pierre Deffieux
    Le goût du témoignage – Hélène Bonnaud
    Paranoïa et mégalomanie au miroir de Narcisse – Damien Guyonnet
    Le raboutage de l’ego – Sophie Marret-Maleval
    De l’autoérotisme au narcissisme… et retour – Élise Etchamendy
    La libido narcissique – Alfredo Zenoni

    Clinique
    Jeux de miroirs – Xavier Gommichon
    Un narcissisme de détresse – Valérie Pera Guillot
    Un oubli de soi dans l’Autre – Agnès Vigué-Camus
    Briller par son absence – Sarah Abitbol
    L’image, lieu d’inscription d’un silence – Ariane Fournier-Adjal

    États de la psychanalyse
    L’Eros de l’AMP – Christiane Alberti

    L’entretien
    Rilegato ! avec François Regnault

    Sur la passe
    Rapport sur la passe. Cartel A, 1992-1994
    Rapport sur la passe. Cartel B, 1992-1994

    Bibliothèque

    Thinking With Your Eyes
    Le flou comme habillement – Dominique Corpelet

  • Que reste-t-il de la « culture du narcissisme » ? À relire l’ouvrage fameux de Christopher Lasch, on s’avise de ne pas l’interpréter trop vite comme une jérémiade contre le narcissisme de la culture et de la personnalité. Il ne s’agit pas tant d’une critique de la décennie du Moi – celle des années soixante-dix –, que d’une lecture des conséquences psychologiques du déclin de la famille paternaliste dans une société dominée par la communication de masse. Cet auteur annonçait déjà la décadence de la culture de l’individualisme compétitif poussée à l’extrême. Le Narcisse qu’il décrit doute de la réalité de sa propre existence, hanté qu’il est par l’angoisse suscitée par la dévaluation, voire l’abandon, de toute référence au passé. Ce n’est donc pas l’amour de soi ni la mise en valeur de soi qui le caractérise, mais bien plutôt un sentiment de vide intérieur. Sous l’emprise d’un regard public qui le contraint à s’exhiber en permanence, son obsession se distingue d’un égoïsme ordinaire en ce qu’il méprise les exigences du corps. N’y avait-il pas là l’annonce d’un narcissisme nettement en déclin…

    Christiane Alberti, Éditorial