Freud, voici un nom qui véhicule aujourd’hui un imaginaire débordant, un nom qui divise. Pour nous, c’est le nom d’un désir intrépide et infatigable qui a su aller au-delà de ce qui était établi. Pour d’autres, c’est le prête-nom de calomnies et d’âneries à l’inconsistance déconcertante puisque ses détracteurs ne l’ont souvent pas lu.
Dans « Résistances à la psychanalyse », Freud témoigne du mauvais accueil qu’a subi sa lecture inédite des symptômes. Il y constate que le déchaînement d’indignation et de railleries dépasse les lois de la logique, mais pas celles de l’entendement, notant que de puissantes forces affectives sont aux commandes.1Freud S., « Résistances à la psychanalyse », Résultats, idées, problèmes, t. II, Paris, PUF, 1985, p. 125-134.
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