Toujours saisissant par ses effets de déchirure du lien social, mêlant le drame d’un geste à son incompréhension par le sens commun, le passage à l’acte angoisse et fascine à la fois. Il s’agit pour la psychanalyse de restituer son humanité au sujet qui le commet, en en dégageant la logique – hors discours mais néanmoins enserrée dans une trame signifiante. Lacan nous donne le repère essentiel pour en cerner la structure de base : le passage à l’acte implique toujours la dimension d’un « se laisser tomber ». C’est à partir de ce point de chute que nous interrogerons certaines des notions rencontrées de façon récurrente au cours de notre travail de recherche en cartel avec Francesca Biagi-Chai. Affranchissement, franchissement, solution, résolution, disparition du sujet, kakon, obéissance à une contrainte… autant de signifiants que nous tâcherons d’articuler à partir de cas de la littérature psychanalytique, mais également à partir de la publication des confidences d’un meurtrier, ainsi qu’à partir de notre pratique institutionnelle. Venez, on vous invite !