Campus de l'ECF
Paris

VÉRITÉ DE LA PARANOÏA

PIERRE EBTINGER

du 21 septembre 2026 au 14 juin 2027 à 21h00
Infos pratiques
du 21/09/26 au 14/06/27 à 21h00

Les lundis 21/09, 12/10, 16/11, 14/12, 18/01, 15/03, 14/06

École de la Cause freudienne,
1 rue Huysmans,
Paris 6°
Inscription
Tarifs :

Sur place : gratuit, sur inscription préalable à local@causefreudienne.org

Visioconférences sur abonnement : 80€/enseignement

L’abonnement permet d’assister en direct à l’enseignement. Il ne donne lieu en aucun cas à l’envoi des enregistrements de l’enseignement. En cas de difficultés techniques avec l’application de visioconférence, contacter local@causefreudienne.org. Inscriptions ouvertes jusqu’à 24 h avant chaque cours. Si votre inscription se fait moins de 24h avant, vous recevrez le lien zoom vous le cours du mois suivant.

Plus d'informations

local@causefreudienne.org

01 45 49 02 68

Argument

La paranoïa a aujourd’hui disparu des manuels de psychiatrie. Cette folie « qui assourdit la terre de son bruit et de sa fureur1Lacan J., « Le stade du miroir comme fondateur de la fonction du Je», Écrits, Paris, Seuil, 1966, p. 99. », comme l’évoque Lacan dans ses Écrits, n’a pourtant pas cessé d’exister. Seuls ses repères ont été effacés par une clinique des signes qui méconnait la richesse d’une clinique du discours.

Voué à ses certitudes, le discours paranoïaque met à mal la vérité, en ceci qu’il exclut la possibilité d’avoir tort. Faute d’être repéré, ce discours fait autorité au détriment du sujet et déchaîne des passions funestes solitaires, familiales ou universelles. Face à cet oubli, une autre vérité – au sens de Taletheia, sortie de l’oubli – de la paranoïa devient nécessaire.

Pour remettre au jour la paranoïa, nous suivrons Lacan aussi bien dans sa thèse qui nous connecte aux auteurs de la psychiatrie classique que dans son Séminaire lorsqu’il éclaire les trouvailles de Freud. En retrouvant ce pan de la clinique nous mettrons aussi en évidence son actualité.

  • 1
    Lacan J., « Le stade du miroir comme fondateur de la fonction du Je», Écrits, Paris, Seuil, 1966, p. 99.