L'Hebdo Blog, 406

Pas-à-lire

Éditorial

01/06/2026
Thomas Kusmierzyk

« Pas-à-lire » : telle est, nous dit Jacques-Alain Miller, la définition lacanienne de l’écrit, précisant que cette mise en garde est « un défi, fait pour tenter le désir1Miller J.-A., in Lacan J., Autres écrits, Paris, Seuil, 2001, quatrième de couverture».

Dès ses premiers travaux, alors jeune psychiatre, Lacan s’est intéressé aux écrits « inspirés » des malades, qu’il étudie avec une grande rigueur. D’autres suivront, et non des moindres : Aimée, Schreber, Joyce…

De la trace au trait, des formules et mathèmes jusqu’au nœud borroméen, Lacan s’est soucié de l’écrit. Lituraterre marque un tournant. À partir de l’équivoque joycienne a letter – a litter, la lettre chute pour finir à la poubelle. En tordant ainsi la littérature, Lacan vise un discours qui ne serait pas du semblant et va au-delà du sens et du signifié.

Lire la suite sur l’Hebdo-Blog nº 406.

  • 1
    Miller J.-A., in Lacan J., Autres écrits, Paris, Seuil, 2001, quatrième de couverture