En 1917, Freud proposait une analyse des difficultés que rencontrait la psychanalyse à être acceptée, notamment par le monde scientifique 1Freud. S., « Une difficulté de la psychanalyse », Essais de psychanalyse appliquée, Gallimard, 1933, p. 137-148. Il plaçait la découverte de l’inconscient à la suite de celle de Copernic et de Darwin, comme vexation ou encore blessure narcissique. Avec l’inconscient, le moi n’était plus maître en sa demeure. L’Homme chutait d’une position privilégiée. Une partie de la vie psychique se déroulait sur une autre scène. Imaginaire, le moi devenait relatif 2Lacan J., Le Séminaire, Livre III, Les Psychoses, texte établi par J.-A. Miller, Paris, Seuil, 1981, p. 32..
En 1905, puis plus tard en 1916, Einstein proposa les théories de la relativité restreinte et générale. Deux conceptions du temps et de l’espace qui firent chuter les absolus de la perception tels que les hommes les avaient pensés jusque-là. La vérité apportée par les sens, l’évidence elle-même chutait.
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