Cartels, Journées de l'ECF, ACF
Lille

Journée de l’ACF en CAPA

avec la participation d'Anaëlle Lebovits-Quenehen

10 septembre 2022 - 10h00 à 16h00
Infos pratiques
10/09/22 - 10h00 à 16h00

Cette journée ouverte au public se tiendra le 10 septembre à Lille à l’Université Catholique, de 9h30 à 16h00.
Elle sera suivie par l’Assemblée Consultative de le délégation en CAPA, réservée aux membres, de 16h à 17h30.

Faculté de médecine de l'Université Catholique de Lille
58 rue du port
59000 Lille
Inscription
Tarifs :

Entrée libre

Plus d'informations

10h – Retour de cartels

11h45 – Retour de l’Atelier

13h00 – Pause déjeuner sur place

14h00 – Conférence de présentation des J52 par Anaëlle Lebovits-Quenehen

16h00 – Assemblée consultative

Le samedi 10 septembre à Lille, l’ACF en CAPA organise sa journée de rentrée. Anaëlle Lebovits-Quenehen, psychanalyste à Paris, membre de l’ECF et de l’AMP, est invitée pour éclairer leur thème des prochaines Journées de l’École de la Cause freudienne : « Je suis ce que je dis ». Dénis contemporains de l’Inconscient. La conférence sera précédée par un retour de cartels et un retour d’atelier.

Argument

par Catherine Stef

La journée du 10 septembre à Lille sera le temps fort de la rentrée pour l’ACF en CAPA, entièrement tourné vers les J52.
En ouverture nous aurons un « Retour de cartels », avec trois produits de cartels autour du dico « Je suis ce que je dis » ; puis une session de l’Atelier, au travail depuis février, qui donnera un aperçu de notre lecture de la conférence de Lacan en Italie, donnée le 30 mars 1974 au Centre Culturel français, « Alla scuola freudiana », autour de l’expression que nous en avons extraite : « Le point où nous en sommes ». Dans cette conférence, Lacan énonce la nécessité de la psychanalyse dans la civilisation, à un moment où la croyance en un avenir radieux promis par la science contamine déjà les discours et les institutions.
En 2022, près de 50 ans plus tard, les avancées scientifiques et technologiques, leurs applications au vivant, aux entreprises et à la politique, le management et les statistiques sont devenus la norme et ont force de loi : elles régissent désormais les usages, envahissent les discours et administrent les institutions. « Le point où nous en sommes » s’énonce aujourd’hui dans les mêmes termes qu’en 1974 : le discours de la psychanalyse est le seul qui objecte et qui subvertisse cet état des choses. Il dévoile la jouissance en cause, distinguant l’impuissance et l’impossible et rendant vain tout triomphalisme de la vérité en révélant la valeur des semblants.
Le « Je pense donc je suis » cartésien, que Lacan donnait, dans « l’Envers de la psychanalyse », comme l’acte fondateur de la science moderne, extrayant la fonction du sujet à partir de la renonciation au savoir du maître antique, cède désormais le pas à une assertion performative, un « dico » annulant tout écart entre le mot et la chose, la pensée et l’acte, instaurant un pur sujet de droit : le « Je » qui énonce n’entend plus laisser la place à sa division ni même renoncer au savoir, mais il affirme un savoir sur lui-même et revendique sa position d’ayant droit, comme l’exigence d’un rapport sexuel réalisé, d’une identité du Je avec son dire.
Avec « Je suis ce que je dis, dénis contemporains de l’Inconscient », les 52e Journées de l’École de la Cause freudienne mettent au travail ce que Jacques-Alain Miller a pointé comme le « Cogito » de notre temps. Ce titre laisse entendre l’ampleur du refus de la découverte freudienne et la multiplicité de modalités dans lesquelles il se traduit. « Je suis ce que je dis », peut alors s’entendre comme un instantané du « point où nous en sommes »… en 2022
Pour déplier cette étonnante formule, et nous éclairer sur ses implications, Anaëlle Lebovits-Quenehen, psychanalyste, vice-présidente de l’ECF, déléguée à l’ACF et co-directrice des J52 donnera une « Conférence Vers les J52 », à 14h, qui sera suivie par un temps de discussion.